mercredi 15 février 2017

Famille parfaite

De Lisa Gardner, j'avais déjà lu et beaucoup apprécié Jusqu'à ce que la mort nous sépare. Du coup, quand j'ai vu celui-ci avec sa couverture très jolie et son résumé accrocheur, je n'ai pas pu résister...

Les Denbe semblaient sortir des pages des magazines glamour: un mariage modèle, une belle situation, une ravissante fille de quinze ans, une demeure somptueuse dans la banlieue chic de Boston... une vie de rêve. Jusqu'au jour oùils disparaissent tous les trois. Pas d'effraction, pas de témoin, pas de motif, pas de demande de rançon. Juste quelques traces de pas et des débris de cartouches de Taser sur le sol de leur maison. Pour la détective privée Tessa Leoni, l'enlèvement ne fait aucun doute. Mais que pouvait bien cacher une existence en apparence aussi lisse?

Ce que j'aime dans ce genre de livres, ce sont les secrets de famille, ceux que l'on croit bien cachés, dont on est persuadés que personne n'en saura jamais rien et qui, le jour où ils sont dévoilés, explosent telle une bombe en causant des dégâts souvent irréparables.
Prenez donc une famille en apparence parfaite, heureuse et unie. Et si les apparences étaient trompeuses? Que se cache-t-il derrière le masque de la félicité conjugale?

Lorsque la violence fait irruption chez eux, les Denbe ne comprennent pas pourquoi on s'en prend à eux. Le mari, pourtant du genre grand costaud, s'écroule sous les décharges de Taser. Pourtant, on ne leur vole rien: le sac à main de la femme, son argent, son alliance en diamants, les smartphones dernier cri et autres tablettes sont rassemblés sur le plan de travail de la cuisine.
Certes, les Denbe sont beaux et riches, ils font forcément des envieux, mais pourquoi ne rien leur prendre? Et surtout, pourquoi n'y a-t-il pas de demande de rançon? C'est à cette étrange question que vont devoir répondre les enquêteurs...

Au fur et à mesure que l'on avance dans la récit, on comprend que chacun des membres de cette famille si parfaite a un secret qu'il tenait bien gardé, mais rien cependant qui explique le pourquoi de cet enlèvement. Les ravisseurs sont des pros, cependant on sent bien que quelqu'un d'autre tire les ficelles en coulisses.
La narration à plusieurs voix donne du rythme à ce roman, nous permettant de suivre tour à tour les différents personnages et de comprendre les petits secrets de chacun. J'ai été complètement happée par cette histoire, cherchant à comprendre le pourquoi du comment, j'ai tourné les pages de plus en vite jusqu'au final, qui ne m'a pas totalement surprise puisque j'avais déjà plus ou moins compris comment cela allait se finir. Il me manquait quand même quelques petits éléments et ce sont eux qui ont créé l'effet de surprise.

Bon par contre, ce livre n'échappe pas aux clichés habituels, d'ailleurs l'épouse elle-même l'avoue: "Ce qui était une vraie famille est aujourd’hui réduit à trois clichés: la femme qui se bourre de comprimés, le mari infidèle et l’adolescente enceinte" (oups petit spoiler, il vous suffit de surligner pour en savoir plus).
Les ravisseurs aussi ont droit à leurs petits travers, comme le fou de la gâchette ou encore le méchant plein de compassion.
Mais ça fonctionne et ça ne m'a pas empêchée de dévorer ce livre et de m'attacher à cette famille qui se désagrège sous nos yeux. Une fois tous les secrets révélés au grand jour, personne n'en sortira indemne, et je crois que c'est ce qui fait la force de ce livre.

Une dernière petite précision: ce livre est une suite, puisqu'il semble que Tessa Leoni et D.D. Warren apparaissent dans un autre livre de l'auteur, Preuves d'amour. Même s'il y a quelques petits rappels de cette affaire, il n'est pas indispensable de l'avoir lu pour bien comprendre Famille parfaite, aucun risque d'être largué donc! 

Bref vous l'aurez compris, j'ai passé un excellent moment en compagnie de ce livre que je vous recommande, et je compte bien en lire d'autres de cet auteur! 

lecture très agréable

Logo Livraddict


lundi 13 février 2017

Le chat Catia mène l'enquête, tome 3 - Plumes... et emplumés!

En général, quand je participe à une masse critique je coche des livres susceptibles de me plaire, mais pas que. Je choisis toujours un livre qui se situe hors de ma zone de confort, un livre sur lequel en temps normal je ne me serais pas retournée. C'est justement ce type de livre qui a été choisi cette fois-ci, et je me dis que la prochaine fois je ferais peut-être mieux de m'abstenir... 

Dans cette nouvelle collection, qui s’écarte totalement de son style habituel, Gérard Chevalier propose une belle originalité: son héroïne et narratrice!
Catia, minette quimpéroise "surdouée", mène l’enquête en assistant son maître,

journaliste d’investigation, dans ses recherches. Elle maîtrise le langage humain et emploie parfois des termes fleuris pour juger les comportements des "bipèdes".
L’auteur signe un ouvrage à la fois tendre et très drôle, laissant la part belle au suspense, qui ravira les amateurs de romans policiers, de Bretagne et les amoureux des chats… Un remède à "la crise", une pause entre les soucis.
 

Je suis sur une grande poubelle dans la petite rue de la Providence. J’attends Gérard Chevalier... Ah, le voilà, avec sa dégaine de John Wayne anémié.
— Bonsoir Catia. Alors, pourquoi vouliez-vous me voir? dit-il en posant sa tablette à côté de moi.
Je tape à une vitesse stupéfiante le plan phénoménal que j’ai imaginé pour me rendre plus célèbre encore. Enfin... NOUS, hélas... À la fin de sa lecture il reste figé.
— Mais... C’est insensé! bredouille-t-il. Pourquoi voulez-vous disparaître aussi? Vous n’êtes que l’héroïne de mes romans ! Il n’y a que moi qui dois disparaître, si j’accepte votre combine fumeuse…
S'ensuivront des investigations et une pagaille médiatique hallucinante, de quoi atteindre une notoriété quasi-mondiale!


Je n'ai rien contre les romans loufoques, une fois de temps en temps lire un bouquin un peu barré ça fait du bien! Quand il est supposé être écrit par un animal, là encore ça ne me dérange pas, la preuve j'ai Demain les chats qui m'attend dans ma PAL. Seulement, il faut que ce soit bien écrit et qu'il y ait un minimum de cohésion, c'est le genre de narration où en général ça passe ou ça casse. Et là, malheureusement, ça casse.

Déjà, je m'attendais à ce qu'il y ait une enquête policière. A la lecture du résumé, on nous dit bien que Catia aide son "bipède" dans ses recherches. Sans doute est-ce le cas dans les 2 tomes précédents, qu'il n'est pas nécessaires d'avoir lus pour lire celui-ci.
Du coup, je m'interroge avant de me rendre à l'évidence: point d'enquête à proprement dit dans ce livre. Dommage, mais bon, il doit bien y avoir autre chose à se mettre sous la dent!

Alors oui, il y a Catia, mais attention car la minette a un caractère assez particulier et mieux vaut pour vous que vous la caressiez dans le sens du poil. Catia est narcissique, elle aime qu'on s'occupe d'elle, et depuis que son humain a une femme et, pire encore, un bébé nommé Rose, eh bien il s'intéresse moins à son chat. Certes, l'animal, fin gourmet aux goûts de luxe et surdoué, veut bien jouer les nounous, mais à la condition que personne ne lui vole sa place de numéro 1 dans le cœur des gens qu'elle aime. 
Car oui on la laisse seule veiller sur l'enfant, en cas de problème no souci, Catia n'a qu'à envoyer un message pour dire "hey, bébé a faim/la couche sale/se réveille de la sieste", c'est pratique, pas besoin de payer pour une "vraie" babysitter!
Mais quand Catia s'aperçoit que Rose a la préférence, elle décide de mettre au point son enlèvement.

Catia, capable de communiquer en langage humain via une tablette, va donc mettre au point un plan "infaillible" qui devrait lui rendre les faveurs de son "bipède". A partir de fausses lettres anonymes et avec l'aide de Gérard Chevalier, l'humain grâce à qui elle peut publier des livres dont elle est la narratrice, elle va faire croire à son enlèvement. Et par-là aussi à celui de l'auteur, lui apportant une gloire qu'à son avis il ne mérite pas.

Ce quiproquo aurait pu être très drôle, un peu comme un vaudeville ou une bonne pièce de théâtre de boulevard, sauf que c'est brouillon et un peu trop criard. Le policier, Yvon, passe son temps à hurler, quasiment tous ses dialogues sont en majuscules. Ca se dispute, ça crie, ça utilise un langage de charretier, bref ça m'a fatiguée et au final je suis passée totalement à côté.

Ajoutez à cela que Catia est limite détestable, qu'elle a un caractère de cochon (pour ne pas dire autre chose) et un langage assez fleuri, vous comprendrez que j'ai eu du mal. Le chat qui décide de faire croire à sa disparition et à celle de son nègre (je ne vois pas comment appeler l'auteur autrement pour le coup) afin de retrouver un amour qu'elle n'a jamais perdu et une notoriété qu'elle juge méritée, c'était un peu gros.

En fait, j'ai l'impression que l'auteur a volontairement grossi le trait: sa Catia n'est absolument pas sympathique, du coup dur dur de s'y attacher alors que c'est quand même le personnage principal! Sauf qu'à force de trop vouloir en faire, ça a fini par me lasser. Grossir le trait, ok, mais là c'était trop, du coup ce qui aurait dû être drôle ne l'était pas et c'était plus lourd qu'autre chose. A force de trop vouloir en faire, je trouve qu'il dessert finalement son livre, c'est dommage!

De ce fait, j'ai également eu l'impression que l'auteur cherchait à se faire mousser, entre les différents rappels de ses précédents textes et cette façon de se mettre lui-même en scène dans son livre. Peut-être n'est-ce pas son intention, mais c'est ainsi que je l'ai ressenti. Dommage une fois encore!
Restent les interventions en breton, chacune traduite en note de bas de page, que j'ai bien appréciées, et quelques scènes qui m'ont fait sourire. Autrement, j'ai trouvé le temps long (alors que le livre fait 167 pages) et j'étais contente d'en voir la fin. 

Le quiproquo était un peu gros, le "personnage" principal trop centré sur son nombril (chaque fois qu'elle pense aux conséquences de son acte et à l'affolement que pourrait causer sa disparition, hop magie quelque chose vient la distraire), du coup ça a été une petite déception, j'attendais plus de ce livre que les caprices de diva d'une minette jalouse. Dommage!

lecture décevante

Logo Livraddict




Encore merci à Babelio et à leur Masse Critique pour m'avoir permis de découvrir ce livre!


Merci également aux Editions du Palémon pour cet envoi!

dimanche 12 février 2017

Comme un conte

j'ai choisi ce livre afin de valider le menu Magie de Noël de mon Cold Winter Challenge. 

Il y a vingt ans, une adolescente nommée Tara disparaît sans laisser de trace. Son corps n'a jamais été retrouvé, et sa famille a fini par accepter son deuil. Pourtant, le soir de Noël, on frappe trois coups à la porte. Sur le seuil se tient une jeune fille qui ressemble étrangement à Tara. Et elle a l'air toujours aussi jeune... Après la joie des retrouvailles, des questions se posent. Peter, qui ne croit pas aux miracles, croit encore moins à l'histoire de sa sœur, qui prétend avoir été enlevée par des fées...

C'est avec un sentiment mitigé que je referme ce livre. Au vu du résumé, je m'attendais à tout autre chose. J'ai vraiment cru que j'aurais affaire à un conte de fées, au final il n'en a rien été.
Déjà, je ne me suis pas attachée aux personnages, à part peut-être Richie, l'ex petit ami de Tara. Parlons-en justement de Tara: c'est vraiment le personnage que j'ai le moins apprécié, j'ai très souvent eu envie de la baffer. Je l'ai trouvée égoïste, affabulatrice, elle se contrefiche de ce qui arrive aux autres et je n'ai pas du tout cru à son histoire d'enlèvement par des fées.

De même, le monde des fées m'a paru invraisemblable: les orgies, les expériences sexuelles avec de multiples partenaires, les espèces de drogues, le lac vivant qui éjacule parce qu'il est content (oui j'avoue que cette scène m'a vraiment marquée, limite traumatisée... ^^'). Je ne suis pas contre un peu de loufoquerie, mais là ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. Je pensais avoir affaire à une sorte de conte de fées, pas à un récit aussi décousu.

J'ai largement préféré les passages où la parole est donnée au psy de Tara, quand il tente d'expliquer ce qui lui est arrivé. J'avoue que ce côté rationnel (même si je n'ai pas compris tous les mots ayant trait à la psychologie ou aux troubles mentaux) m'a davantage plu et du coup je m'interroge: ai-je perdu mon âme d'enfant? Suis-je incapable de croire au merveilleux? Je ne le pense heureusement pas, même si j'avoue être restée insensible  l'histoire de Tara.
Son comportement d'adolescente rebelle, son apparente jeunesse, son égoïsme: je n'ai adhéré à rien de tout cela. 

Ce roman a donc été un flop pour moi et j'en suis la première déçue. J'espérais tellement être embarquée dans une histoire magique que je suis déçue d'être restée sur le bas-côté.
Les autres personnages étaient pourtant sympathiques, notamment Peter, le frère de Tara, et sa femme Genevieve.
J'ai beaucoup aimé suivre les aventures du petit Jack avec sa voisine, dont il a tué le chat par mégarde, chat qu'il tente de remplacer afin de ne pas faire de peine à la vieille dame. Tout cela va donner lieu à des scènes à la fois drôles et touchantes, et même si je ne cautionne pas le mensonge de l’adolescent, il tente de réparer ses erreurs (et c'est déjà pas si mal) et sortira grandi de cette histoire.

Par contre, je n'ai pas adhéré aux parents de Tara, dont le comportement m'a paru irrationnel. Leur fille revient après 20 ans d'absence, et ils ne se demandent pas s'il peut s'agit d'un canular: la jeune fille lui ressemble, forcément c'est elle. Puis, une fois son identité établie, personne ne prévient la police de son retour: l'affaire est peut-être tombée dans les oubliettes, mais je ne sais pas, pour ma part je les aurais prévenus... Tara ne parle de rien mais c'est pas grave, elle parle des fées mais c'est pas grave non plus! Affabulation ou vérité? Dieu seul le sait!
Puis au final la mère avoue que le retour de sa fille ne la rend pas si heureuse: elle a un comportement d'adolescente, elle passe des heures dans la baignoire, elle est bizarre... Elle s'attendait à quoi? A ce que tout soit rose, le monde des bisounours? 

Au final, autant vous dire que plus j'approchais de la fin de ce livre, plus je me sentais soulagée. Le pire, c'est qu'il y avait des passages très prenants où les pages se tournaient toutes seules, et d'autres où le temps me paraissait très long et où j'avais juste envie de reposer ce livre pour ne plus y revenir.

Bref, vous l'aurez compris, ce livre et moi ça ne l'a pas fait, je ressors déçue de cette lecture dont j'attendais tout autre chose! 

lecture décevante
 
Logo Livraddict


mercredi 8 février 2017

Chroniques Lunaires, Livre III - Cress

Après la semi-déception qu'avait été le tome 2, inutile de dire que j'attendais beaucoup de Cress. Eh bien, je n'ai pas été déçue!

Cinder et le capitaine Thorne se sont enfuis aux côtés de Scarlet et de Loup. Le groupe rebelle projette de renverser la reine Levana et son armée. Le seul espoir de la résistance réside dans Cress qui, emprisonnée dans un satellite depuis l'enfance avec ses écrans pour seule compagnie, est devenue un hacker imbattable. Malheureusement, la reine Levana a d'autres projets pour elle, et libérer la jeune fille pourrait bien leur coûter cher...

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a de l'action dans ce tome! Il y a peu de temps morts, tout s'enchaîne et c'est très plaisant à lire.
Cress, la petite nouvelle, est très attachante, et le duo qu'elle formes avec Thorne est très réussi. C'est une vraie romantique, elle a vécu 7 ans enfermée dans son satellite et a une vision plus qu'idyllique de la Terre, sur laquelle elle n'a pourtant jamais mis les pieds, et plus encore de Thorne, qui incarne à ses yeux lhomme idéal. Elle nous change agréablement de Cinder et de Scarlet, que j'aime beaucoup mais qui ont un côté plus badass. 
Thorne quant à lui prouve qu'il peut être sérieux (quand il le veut), Cinder essaie toujours de maîtriser ses pouvoirs lunaires, et Loup reste égal à lui-même (quoique... il m'a bien surprise! mais chut ^^).

Les révélation s'enchaînent, notamment grâce au Dr Erland, notre petite équipe est prête à tout pour empêcher le mariage de Kai et Levana, ils n'hésitent pas à prendre des risques, et même si parfois ce n'est pas franchement une réussite ils ont le mérite de ne pas baisser les bras.

Dans ce tome, nous avons également un aperçu de la princesse Winter, et elle a l'air assez... particulière! Mais chut une fois encore, je n'en dis pas plus, si ce n'est que j'ai hâte d'en savoir plus à son sujet dans le tome 4 qui porte justement son nom!
Je me demande d'ailleurs ce que Marissa Meyer nous réserve dans ce dernier tome: vu la fin de ce celui-ci, j'avoue que j'en attends pas mal et j'espère ne pas être déçue!

J'ai d'ailleurs trouvé ce tome 3 plus sombre et plus mature que le précédent, les ennemis de Cinder sont toujours plus nombreux et cette dernière s'aperçoit qu'elle doit absolument apprendre à maîtriser ses pouvoirs (qui lui donnent quand même du fil à retordre) si elle veut avoir une chance de remporter la lutte face à Levana! Certes, elle fait montre de capacités étonnantes, mais est-ce que ce sera suffisant? De même, cette fameuse princesse Winter sera-t-elle une alliée ou une autre ennemie qu'il faudra combattre? Mystère...
On commence à sentir un sentiment d'urgence, le rythme s'accélère et on finit ce tome 3 sur un cliffhanger qui m'a mis l'eau à la bouche!

Du coup, inutile de dire que j'ai hâte de lire le tome 4 (qui m'attend déjà dans ma PAL), en espérant qu'il m'apportera toutes les réponses à mes questions!     

lecture très agréable

Logo Livraddict

jeudi 2 février 2017

Throwback Thursday livresque #9

Print


Il s'agit d'un nouveau rendez-vous qui a lieu sur le blog de BettieRose Books. Il s’agit de parler d’une lecture plus ancienne sur un thème en particulier.


Cette semaine, le thème est: un livre invisible, dont on ne parle pas assez.



Pour une fois, je n'ai pas vraiment hésité quant au livre dont je voulais vous parler, une histoire magnifique dont je vous rebat régulièrement les oreilles, mais que pour ma part j'adore, tout simplement... (clic sur l'image pour lire mon avis)


http://pinklychee-millepages.blogspot.fr/2012/10/poussiere-dhomme.html



Ce dimanche soir, tes jours d'homme m'ont filé entre les doigts. Au presque-commencement de ma vie, je t'ai perdu, toi avec qui je voulais la finir. La voix blanche et la colère noire, j'ai eu beau t'appeler, tu étais déjà parti, loin. Ta vie, minuscule tourbillon de quelques lunes et soleils, cessait là de tournoyer, sur le rivage carrelé blanc et glacé d'un hôpital. Je fais le rêve que l'on nous redonne une poignée d'heures, ravies entre le tomber d'un jour et le lever d'un autre. Ce ne sera qu'un tout petit moment, le temps de refermer les portes de notre vie ensemble. Rien qu'une escale pour rattraper ce temps arraché, et te dire l'après-toi, le sans-toi, la béance à chaque seconde de mes jours depuis ta vie suspendue... Poussière d'homme est une parole d'amour, d'homme à homme, dans un océan de perte et de chagrin. Ce récit est le rêve fou de ces adieux, la mise en mots de l'insoutenable absence, comme un supplément d'amour lorsqu'on craint que la douleur nous précipite dans la folie.




Vous n'imaginez même pas à quel point j'ai pleuré en lisant ce livre... J'ai été totalement bouleversée par ce récit, c'est beau, c'est fort, c'est poignant, et c'est je crois bien le seul livre qui a obtenu de ma part un 20 sur LA... Je ne dirai donc qu'une chose: lisez-le!