jeudi 25 mai 2017

Throwback Thursday Livresque #18

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Il s'agit d'un nouveau rendez-vous qui a lieu sur le blog de BettieRose Books. Il s’agit de parler d’une lecture plus ancienne sur un thème en particulier.


Cette semaine, le thème est: une maman exceptionnelle ou en devenir.



Comme beaucoup (je crois), j'ai d'abord pensé à Mme Weasley dans Harry Potter, mais ça me paraissait tellement facile que j'ai renoncé à cette idée. Puis j'ai repensé à ce livre que j'ai lu l'été dernier...


Je vous présente donc:

Tout devait être absolument parfait le jour de ce magnifique mariage sur Nantucket, qui unira les familles Carmichael et Graham. Jenna a tout planifié selon les vœux de sa défunte mère qui, avant de mourir, lui a laissé le Journal: un recueil d'instructions spécifiques et détaillées pour l'organisation de ses futures noces. Mais très vite, la situation devient orageuse: une sœur aînée divorcée sceptique quant à l'amour, un père remettant en question sa nouvelle union, une belle-mère remariée deux fois au même homme, sans compter quelques demoiselles d'honneur dévoyées, des garçons d'honneur intenables, et la menace de la pluie...
Avant la fin des festivités, l'amour sera mis à rude épreuve, des scandales éclateront, des cœurs seront brisés et guéris. Un roman poignant, sondant l'institution du mariage, la fidélité et les engagements.

Ce livre est une histoire poignante sur le deuil, l'amour filial, le mariage, la fidélité et l'engagement. Mais c'est surtout une ode à Beth, la maman décédée, qui joue un rôle important dans ce roman via le Journal, sorte de carnet de bord destiné à aider sa fille à organiser le mariage de ses rêves quand elle ne sera plus là.
Beth est vraiment le personnage central de ce livre, on sent sa présence partout, que ce soit via le Journal ou dans la maison de Nantucket, tous pensent à elle en ce jour si spécial.
Bref, ce livre est bourré de tendresse, rarement triste mais plutôt empli d'amour. A lire absolument!

mercredi 24 mai 2017

Val-Jalbert, tome 1 - L'orpheline des neiges

C'est Margaud qui m'a donné envie de lire ce livre, qui faisait partie de sa PAL pour le challenge Cold Winter 2015. N'ayant pas envie d'investir dans une nouvelle saga et belle-maman étant une fan inconditionnelle de l'auteure, je n'ai eu qu'à demander pour que les six tomes atterrissent sur mes étagères... 

Janvier 1916. Dans le village de Val-Jalbert sur les bords du lac Saint-Jean au cœur de la forêt québécoise, une religieuse découvre un bébé abandonné dans un ballot de fourrures, sur le perron enneigé du couvent-école.
D'où vient ce poupon aux yeux si bleus, qui porte le nom de Marie-Hermine, comme en témoigne une courte lettre cachée dans ses vêtements?
L'enfant sera élevée et instruite par les sœurs du Bon-Conseil et souvent confiée à une jeune mère de famille des environs, Élisabeth Marois. Dotée d'une voix exceptionnelle, au fil des années, l'orpheline gagnera le surnom de "rossignol des neiges"...

J'ai passé un bon moment en compagnie de ce livre, mais hélas c'est loin d'être le coup de cœur que j'espérais. Certes, l'histoire est très belle, l'héroïne est mignonne, les personnages sont attachants, mais toute cette mignonnerie a fini par un peu me lasser.
En fait, si j'ai globalement apprécié Marie-Hermine, elle m'a également pas mal agacée. Elle est parfois si naïve qu'elle en paraît presque... simplette. Certes, une héroïne sans fards et sans chichis est une chose assez rare, mais je ne sais pas, ça a un peu coincé avec moi. Je crois que le souci c'est justement cette absence de filtre: Hermine vit tout à 100%, ses sentiments sont purs, soit elle aime, soit elle déteste, il y a rarement de juste milieu. 

Après, il faut avouer que les mœurs ont pas mal changé depuis 1916! Les femmes ont gagné en autonomie, nous ne dépendons plus des hommes pour vivre et pouvons mener notre barque comme bon nous semble. Nous sommes également plus au courant des "choses de la vie", contrairement à Hermine. Du coup, quand cette dernière grandit, elle est forcément ignorante de certaines choses, sans oublier qu'en plus elle a été élevée par des religieuses. Alors que nous pouvons parler sexualité et contraception, à l'époque c'était une chose tout simplement impensable

Je pense que mon malaise vis-à-vis de notre héroïne est également dû à cela, je n'ai pas grandi dans les mêmes conditions qu'elle, qui s'étonne de choses qui sont pour moi presque "banales". 
En fait, Hermine, l'orpheline qui pourrait faire carrière dans la chanson, rêve d'autre choses et aspire à une vie simple: trouver un mari qui l'aime et fonder une famille.
Du coup, il faut bien l'avouer, ce roman est un vrai choc des générations, mais il ne faut pas oublier qu'il se déroule il y a 100 ans!
De même, il n'y a pas énormément d'action dans ce tome, on est vraiment dans une pure chronique de la vie villageoise. C'est agréable à lire, tout le monde connaît tout le monde, on se salue, on se côtoie aux boutiques du coin, c'est chaleureux et convivial, bien loin de notre époque! 

Une autre chose m'a gênée dans ma lecture - et j'ai cru voir dans d'autres avis que je ne suis pas la seule, ce qui me rassure un peu! - c'est l'utilisation (un peu abusive à mon sens) des "ma petite chérie", "mon enfant chérie", "ma Mimine", etc. Un peu, ça va, mais à force j'avoue que j'étais lassée et que ça me faisait lever les yeux au ciel.

Mais il n'empêche que c'est avec plaisir que je plongerai dans le tome 2, Le rossignol de Val-Jalbert. Cependant, si l'héroïne n'évolue pas un minimum, alors il est clair que la suite ce sera sans moi!

lecture sympa

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samedi 20 mai 2017

Troie, tome 1 - Le Seigneur de l'Arc d'Argent

J'aime tout ce qui se rapporte à la mythologie grecque, même si au final je lis peu de livres qui en parlent alors que j'adore les aventures de ces héros et que je pourrais passer des heures à écouter comment les dieux interférent dans leurs vies...

Trois individus vont changer la destinée de plusieurs nations.
Hélicon, le jeune prince de Dardanie, hanté par une enfance traumatisante; la prêtresse Andromaque, dont le caractère de feu et l'indépendance forcenée se dressent contre la volonté des rois; et le légendaire guerrier Argurios, emmuré dans la solitude, uniquement motivé par son besoin de vengeance.
A Troie, ils découvrent une cité déchirée par des rivalités impitoyables - un maelström de jalousie, de tromperie et de traîtrise meurtrières. En dehors des murs de la cité mythique, des ennemis assoiffés de sang convoitent ses richesses et conspirent à sa chute. C'est une époque de bravoure et de trahison. Une époque de bain de sang et de terreur.
Une époque pour les héros!

C'est avec une petite pointe d'appréhension que j'ai commencé ce livre. En effet, ma dernière rencontre avec le sieur Gemmell avait été un peu chaotique et j'étais ressortie un peu mitigée de ma dernière lecture. 
Ici, on est bien loin du monde de fantasy auquel l'auteur nous a habitués. Pas de magie ici, juste l'histoire d'hommes et de femmes aux prises avec un complot politique immense dans lequel ils se retrouvent enchaînés bien malgré eux.
Gemmell revisite le mythe troyen à sa sauce, et il le fait bien. C'est prenant, addictif, et même jouissif. Bref, je me suis régalée, et ça m'a fait du bien après la déconvenue de L'écho du grand chant, qui loin d'être mauvais m'avait tout de même fortement déstabilisée au vu de toutes les longueurs que j'y avais rencontrées.

Bizarrement, alors qu'ici aussi l'auteur prend tout son temps pour nous présenter les différents personnages (et il y en a, je vous l'assure! Je me suis même retrouvée à prendre des notes, chose que je n'avais pas faite depuis bien longtemps), ça ne m'a pas dérangée, à aucun moment je n'ai trouvé le temps long, bien au contraire! Pourtant, ce livre est une jolie petite brique, mais c'est passé tout seul.

Puis que dire des personnages! Ils sont tous attachants sans exception, et portent tous en eux une part d'ombre: Hélicon (soit Enée), marchand et guerrier au sombre passé, capable du plus grand bien comme du pire massacre; Argurios, le guerrier mycénien qui va se retrouver à combattre les siens malgré lui; Ulysse et ses histoires épiques et Andromaque, femme forte et insoumise qui va pourtant devoir accepter un destin qui n'aurait jamais dû être le sien. Plus bien évidemment pléthore de personnages secondaires qui ont tous leur rôle à jouer dans cette histoire pleine de rebondissements.

Ajoutez à cela la plume si particulière de l'auteur et vous comprendrez que j'ai eu bien du mal à me détacher de ce livre. C'est fluide, ça se lit tout seul, et j'ai adoré suivre les aventures de tous nos personnages.
Mais ce bouquin ne serait pas un vrai Gemmell sans combats! Alors qu'il aurait pu me perdre au cours des batailles navales, il a réussi l'exploit au contraire de rendre ces scènes très visuelles, ce qui est loin d'être une mince affaire! 
La bataille finale est grandiose, une véritable apothéose comme seul Gemmell sait les faire. Il y a du sang, des morts, et comme toujours ce sont ceux à qui l'on s'attache le plus qui partent les premiers. 

Alors je dois bien avouer que je n'ai jamais lu les classiques que sont L'Iliade et L'odyssée, j'ignore donc si Gemmell suit ou non la réalité historique, mais très honnêtement je m'en fiche. J'ai passé un excellent moment avec ce livre, et c'est tout ce qui compte, je n'en demande pas plus. Du coup, c'est bien évidemment avec grand plaisir que je lirai la suite de cette épopée au souffle épique!

coup de cœur!

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vendredi 19 mai 2017

Serre-moi fort

Décidément, La Bête Noire frappe fort: des auteurs aux plumes acérées, des récits haletants et noirs comme je les aime, cette collection a vraiment tout pour elle et j'aime de plus en plus les récits qu'elle propose.

Méfiez-vous de qui vous tend les bras... "Serre-moi fort." Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d'abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa sœur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l'incertitude et l'absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l'Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité.
Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l'enquête sur la découverte d'un effroyable charnier dans l'Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d'une rare violence...

Je me suis pris une vraie claque en lisant ce livre. Il est d'une noirceur absolue, et même s'il y a 2 ou 3  détails qui m'ont un peu chiffonnée, je ne peux pas nier avoir passé un excellent moment.

Ce récit se découpe en trois parties.
Dans la première, nous suivons Nick, un adolescent dont la vie s'écroule le jour où sa sœur Lana disparaît. Sa mère sombre alors dans une profonde dépression, tandis que son père se réfugie dans l'alcool. Lana était clairement leur préférée et sa disparition leur fait totalement perdre pied. 
C'est donc Nick qui se retrouve aux commandes, propulsé malgré lui dans une vie d'adulte, s'occupant des factures, des courses, maintenant tant bien que mal la barque à flot.
C'est le seul qui continue à vivre et à songer à l'avenir: il aimerait faire des études, partir de la maison (et si possible loin!), bref vivre sa propre vie.

S'il ressent le besoin de partir, c'est que même disparue Lana continue à lui faire de l'ombre. On a l'impression que ses parents ont perdu goût à la vie, que sans Lana rien n'en vaut plus la peine.
Ils ont pourtant un autre enfant, bien vivant, mais dont ils semblent se fiche éperdument. La mère dira d'ailleurs à plusieurs reprises qu'ils auraient largement préféré garder Lana plutôt que son frère: franchement, qui ne rêve pas d'une famille aussi sympa, hein?
Cette partie de termine sur un cliffhanger de fou, et même si l'idée qui y est formulée m'avait traversé l'esprit, je ne pensais que ce serait possible et que ce soit la vérité choisie par l'auteure.

Nous suivons ensuite Adam Gibson, flic à la dérive depuis qu'il a perdu sa femme des suites de plusieurs cancers. Adam se sent coupable de ne pas avoir su rester à ses côtés et d'avoir eu besoin et envie de se sentir en vie malgré la maladie. Claire Favan retranscrit à merveille l'ambivalence de ses sentiments, ce mélange de culpabilité et d'envie de vivre, de dégoût de soi face à la vie qui continue malgré tout.
Adam foire tout ce qui a trait à sa vie personnelle, et notamment l'éducation de ses enfants: son fils paraît bien trop mûr pour son âge et sa fille le repousse ouvertement.

Pour ne pas sombrer, Adam se jette à corps perdu dans le travail. Et ça tombe plutôt bien, puisqu'en jouant deux enfants ont découvert un immense charnier, totalement composé de cadavres féminins.
Le voilà donc qui tente de mettre un visage et un nom sur ces corps, et bientôt il devient clair qu'ils mis la main sur la planque de l'Origamiste, ce tueur en série qui envoie des origamis aux jeunes filles qu'il prévoit de tuer (et qui est potentiellement l'assassin de Lana).

Mais voilà qu'Adam va tomber dans un piège sordide, une scène d'une horreur absolue, limite insoutenable, à croire que Claire Favan aime particulièrement torturer et faire souffrir ses personnages.
Suite à cela, il va se retrouver face à celui qu'il traquait: le duel va pouvoir commencer. Réussira-t-il à s'en sortir indemne? 

J'ai rarement lu un livre d'une telle noirceur. L'auteure ne nous épargne rien, et plusieurs fois je me suis sentie suffoquer face à toute cette violence. Et pourtant, paradoxalement, j'ai adoré cette lecture, cette plongée dans les tréfonds de l'âme humaine dans tout ce qu'elle comporte de plus noir et de plus glauque.
Je déconseille ce roman aux âmes sensibles, Claire Favan n'y va pas avec le dos de la cuillère et certaines scènes sont vraiment dures. Point de sang pourtant, les mots se suffisent à eux-mêmes pour décrire toute cette violence qui suinte par tous les pores de ce roman diaboliquement génial.

J'ai été happée par ce récit, j'ai tourné les pages à toute vitesse, attirée par le côté psychologique taillé tout en finesse par la plume ciselée de l'auteur. C'est une vraie réussite, une descente aux enfers que j'ai suivie avec une sorte de curiosité morbide et malsaine sans pouvoir m'en empêcher, jusqu'à une fin on ne peut plus surprenante.
Je n'en dirai pas plus, le mieux reste encore de le découvrir par vous-mêmes!

lecture très agréable

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jeudi 18 mai 2017

Je peux très bien me passer de toi

Je vais commencer par ne pas remercier l'auteure, grâce à qui j'ai une chanson qui tourne en boucle dans ma tête sans que je réussisse à l'en sortir (vous l'avez vous aussi? Ne me remerciez pas, c'est cadeau! ^^)
Par contre, je veux bien la remercier pour ce joli roman feel good qui m'a fait passer un très bon moment...

Chloé et Constance sont bonnes copines, bien qu’elles n’aient en commun que leurs vies sentimentales catastrophiques. Un soir, les deux jeunes femmes décident de prendre leur vie en main en concluant un pacte. Chloé, séductrice dans l’âme et Parisienne jusqu’au bout des ongles, devra s’exiler en pleine campagne avec l'interdiction d’approcher un homme pendant six mois. Constance, incorrigible romantique, s’engagera à coucher le premier soir avec un parfait inconnu. Des vignobles du Sauternais à Londres en passant par Paris, cet étrange pacte entraînera les deux amies bien plus loin que prévu…

La chick lit et moi ne sommes pas super copines, pour la simple et bonne raison que ces romans ont tendance à tous se ressembler: des héroïnes un peu cruches qui font tout pour attirer le prince charmant et qui se retrouvent dans des situations on ne peut plus absurdes et loufoques où elles se font ridiculiser. 
Heureusement ici, les héroïnes sont attachantes, elles font des erreurs mais essaient envers et contre tout d'améliorer les choses, elles se remettent en question et essaient d'avancer, même si elles le font souvent avec maladresse.

Chloé est celle qui m'a le plus touchée: elle est malheureuse depuis sa rupture avec son ex dont elle est encore amoureuse. Elle essaie tant bien que mal de le ramener vers elle, mais sans succès. 
Constance, elle, est engluée dans son célibat et dans un job qui ne l'épanouit guère. Du coup, pour elle le pari sera de réussir à coucher dès le premier soir, potentiel prince charmant ou pas.

Evidemment, rien ne se passe comme prévu, les quiproquos et les bévues s'enchaînent. Alors oui, certaines choses sont prévisibles, notamment les romances de nos héroïnes, j'ai parfois levé les yeux au ciel, mais j'ai également ri avec les passages du journal intime de Constance, qui sont les de loin les plus réussis, et j'ai également été émue à plusieurs reprises.

C'est frais, ça se lit tout seul, la plume de l'auteure est très agréable, bref c'est le roman idéal pour l'été et la plage, et c'est avec plaisir que je lirai d'autres livres de Marie Vareille.

lecture agréable

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