jeudi 19 janvier 2017

Throwback Thursday livresque #7

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Il s'agit d'un nouveau rendez-vous qui a lieu sur le blog de BettieRose Books. Il s’agit de parler d’une lecture plus ancienne sur un thème en particulier.


Cette semaine, le thème est: coup de cœur absolu de 2016.




Rhalala dur dur de choisir! J'ai eu peu de coups de cœur en 2016, mais si je ne devais en retenir qu'une, ce serait sans doute Quand la nuit devient jour de Sophie Jomain.




On m’a demandé un jour de définir ma douleur. Je sais dire ce que je ressens lorsque je m’enfonce une épine dans le pied, décrire l’échauffement d’une brûlure, parler des nœuds dans mon estomac quand j’ai trop mangé, de l’élancement lancinant d’une carie, mais je suis incapable d’expliquer ce qui me ronge de l’intérieur et qui me fait mal au-delà de toute souffrance que je connais déjà.
La dépression. Ma faiblesse.

Le combat que je mène contre moi-même est sans fin, et personne n’est en mesure de m’aider. Dieu, la science, la médecine, même l’amour des miens a échoué. Ils m’ont perdue. Sans doute depuis le début.

J’ai vingt-neuf ans, je m’appelle Camille, je suis franco-belge, et je vais mourir dans trois mois.

Le 6 avril 2016.
Par euthanasie volontaire assistée.



C'est un récit coup de poing, très fort et très émouvant aussi, le combat d'une jeune femme contre la dépression, les troubles alimentaires et la douleur de vivre, tout simplement.
Nous suivons Camille dans les dernières semaines de sa vie, mais aussi sa famille, dévastée par la douleur face à son choix de mourir. Mais qui sommes-nous pour juger du bien-fondé de cette décision? Je comprends les deux parties, Camille qui ne supporte plus de se voir, de souffrir, Camille qui n'a jamais su s'accepter telle qu'elle est, et ses parents, ravagés de chagrin, qui se demandent ce qu'ils ont bien pu rater pour que leur fille préfère mourir que vivre.
Une fois encore, même si je trouve que chacun a droit de disposer de son corps comme il l'entend et a droit à une mort digne, je ne prendrai pas parti. J'ignore ce que je ferai si je me retrouvais confrontée à la situation et j'espère ne jamais avoir à le faire! 
Un récit fort donc, et sur un thème qui est loin d'être facile à aborder, un récit que je ne peux que conseiller! 

mercredi 18 janvier 2017

La fille d'avant

Dès que j'ai vu ce roman sur NetGalley, j'ai été tentée. Il faut dire qu'avec un résumé pareil, il aurait été difficile de ne pas être tentée...

C’est sans doute la chance de sa vie: Jane va pouvoir emménager dans une maison ultra-moderne dessinée par un architecte énigmatique… avant de découvrir que la locataire précédente, Emma, a connu une fin aussi mystérieuse que prématurée. À mesure que les retournements de situation prennent le lecteur au dépourvu, le passé d’Emma et le présent de Jane se trouvent inextricablement liés dans ce récit hitchcockien, saisissant et envoûtant, qui nous emmène dans les recoins les plus obscurs de l’obsession.

Je tiens avant tout à remercier les Editions Mazarine et le réseau francophone NetGalley pour m'avoir permis de lire ce livre.
Dans ce récit à deux voix, nous suivons Emma, la locataire d'avant, et Jane, la locataire actuelle. Suite à un cambriolage, Emma souhaite changer de logement. Marquée par cette expérience traumatisante, elle refuse toutes les propositions de l'agent immobilier, sauf une, qui concerne le One Folgate Street. 

Cette maison, épurée à l'extrême, a été conçue par un architecte un peu particulier, adepte du minimalisme. Bien que froide, dépouillée et austère, cette maison plaît tout de suite à Emma et ce malgré le questionnaire assez particulier auquel elle doit se soumettre si elle souhaite avoir la chance d'y habiter.  
Si elle souhaite pouvoir emménager, il va en effet lui falloir accepter 200 règles, comme accepter de ne posséder que tant de vêtements, ne pas laisser traîner de linge sale par terre, ne pas ajouter d'étagères, ne pas poser de livres ou de photos sur celles existantes... Bref, il faut avoir un style de vie réglé au millimètre et Emma, pourtant bordélique, va accepter toutes les conditions sans rechigner.

Puis il y a Jane, dévastée depuis qu'elle a accouché d'un bébé mort-né. Elle souhaite recommencer une nouvelle vie, et le One Folgate Street lui paraît être le lieu idéal. Elle aussi accepte de se plier au "jeu" des 200 règles, sauf qu'elle apprend très vite qu'Emma a trouvé la mort dans la maison.
Dès lors, on va suivre la vie de ces deux femmes dans la maison, en alternant les chapitres entre passé et présent.

Honnêtement, cette lecture m'a glacé le sang. Je me suis sentie mal à l'aise du début à la fin et la maison n'y est pas pour rien: c'est presque un personnage à part entière, on sent qu'il y a un truc qui cloche, un truc malsain qui semble suinter des murs eux-mêmes. Ce style épuré m'a donné froid, j'avais beau "vivre" dans cette maison avec Jane ou Emma, je ne me sentais pas l'aise, comme si j'étais une parfaite étrangère. 

La maison change profondément ses locataires: tout y est ultra-connecté et automatisé, de la température de la douche (chaude comme vous l'aimez) à la luminosité, ou encore à l'accès restreint à vos recherches sur le net, il faut sans cesse répondre à des questionnaires pour voir si l'on est toujours psychologiquement adapté à cette demeure et si l'on réussit à évoluer positivement à son contact. Jane mincit, elle mange moins, se montre contrôle plus et devient ordonnée à l'extrême, j'ai eu l'impression que la maison la robotisait et la vampirisait.

Ajoutez à cela des parallèles très troublants entre la vie de nos deux héroïnes, et vous comprendrez que cette lecture m'a vraiment mise mal à l'aise. Toutes les deux en viennent à faire les mêmes choix de vie, la correspondance entre leurs goûts et leur ressemblance physique sont loin d'être un hasard, et ça fout les chocottes!
La palme de la bizarrerie revient à Edward, le concepteur de la maison. Il a une liaison avec les deux locataires, et là encore le parallèle entre les mots qu'il leur dit, ses cadeaux, son attitude à leur égard est on ne peut plus troublante. Je vous le dit franchement, je n'aimerais pas croiser ce type dans une rue sombre!

Plus on avance dans le récit et plus on sent que quelque chose va se passer. On devine que Jane est en danger, mais sans vraiment savoir d'où vient la menace: de la maison elle-même ou de son propriétaire, aussi énigmatique que dérangé?
La sensation d'angoisse monte crescendo, et je vous l'avoue, j'ai eu peur: de cette maison, de l'atmosphère malsaine qui s'en dégage, d'Edward et même de Jane.
Car les personnages sont tous des monstres, il ne faut pas s'y tromper: Edward est un pervers qui veut tout contrôler, Emma une garce égocentrique, et Jane a à la fin un comportement qui m'a passablement écœurée.

Et pourtant, paradoxalement j'ai adoré ce roman que je trouve très réussi. Je l'ai dévoré en à peine 2 jours, j'ai tourné les pages avec frénésie, pressée d'en savoir toujours plus et surtout de connaître enfin la vérité.
Et j'avoue que la surprise a été en demi-teinte, mais c'est entièrement ma faute. Chose à ne pas faire, j'ai lu la toute première chronique sur ce livre car je voulais savoir si j'étais la seule à avoir la trouille d'une maison (!) et je me suis bêtement fait spoiler la fin. 
Certes, à première vue, pas de grande révélation dans cet avis, mais juste un petit détail qui vous reste en tête et vous fait comprendre plus vite que prévu.

Il n'en reste pas moins que j'ai adoré cette lecture, glaçante à souhait. Vous ne verrez plus les maisons d'architecte du même œil!

coup de cœur!

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mardi 17 janvier 2017

Les Haut Conteurs, tome 4 - Treize damnés

Après le petit flop causé par la lecture des tomes 2 et 3, j'avoue que j'hésitais à continuer cette saga jeunesse. Mais vu que je me suis procuré tous les tomes dès leur sortie avant même de les lire, je me suis dit que ce serait dommage de ne pas connaître la fin des aventures de nos capes pourpres...

Perdu dans une grotte glacée, Roland est amnésique et prisonnier de sorcières qui l'empêchent de recouvrer la mémoire. Il tente de percer le mystère de ses bourreaux sans perdre l'esprit mais la folie est inlassable. Elle le dévore peu à peu et même un Cœur de Lion ne saurait lui résister. Pourtant les réponses aux questions qu'il s'est toujours posées sont à portée de voix... Car ses geôlières semblent tout savoir du Livre des Peurs. A Rome, Alexandrie ou dans les Alpes, les Haut-Conteurs cherchent Roland et Mathilde la Patiente. La jeune Eléna, le truculent Bouche-Goulue, Salim l'Insondable et Corwyn le Flamboyant collectent des indices partout et progressent vers le nord de l'Europe, sur la piste des 13 damnés et des origines du Livre des Peurs. Sont-ils prêts à découvrir ce que nul Conteur avant eux n'avait seulement osé imaginer? Voici venue l'histoire mère de toutes les histoires, voici venu le temps des révélations...

Un seul mot pour commencer: enfin! Après deux tomes qui m'avaient laissée sur ma faim et ne m'avaient que peu convaincue, enfin je retrouve ce qui m'avait tant plu dans le premier tome de cette série! On abandonne un peu ce côté très jeunesse, ce 4è volet prend une tournure plus sombre, plus mature, nos héros sont mis à rude épreuve et on entre enfin dans le vif du sujet à propos du Livre des Peurs. 

Nous avions abandonné nos héros en bien mauvaise posture à la fin du tome 3, eh bien ici la situation a encore empiré. Prisonnier de vieilles sorcières au chiffre 13 tatoué sur la main, Roland est amnésique: oubliées les aventures passées, oublié le statut de Conteur, il végète dans un cachot sombre et humide et les vieilles semblent prendre un malin plaisir à lui dérober ses souvenirs...
Mais Roland n'est pas seul, car Lothar et Mathilde sont eux aussi prisonniers. Toutes leurs tentatives d'évasion sont restées vaines, et cela fait maintenant deux ans qu'ils sont enfermés et séparés les uns des autres. Leur situation semble désespérée, mais heureusement leurs compagnons n'ont pas baissé les bras et continuent à les chercher.

Ce tome se révèle riche en actions, que ce soit du côté de nos prisonniers qui semblent bien décidés à ne pas se laisser abattre, ou de celui de leurs compagnons qui tentent le tout pour le tout afin de les retrouver.
Il y a de multiples rebondissements, des batailles, des morts-vivants, et les sorcières bien sûr, complètement folles et cruelles, persuadées qu'elles sont que Roland a un rôle à jouer dans le retour de leur dieu.

Bref, c'est loin d'être tout rose et nos personnages vont souffrir afin de reconquérir leur liberté, et pour Roland sa mémoire.
Lithar est toujours aussi fourbe, Mathilde m'a moins agacée que d'habitude, et une fois n'est pas coutume j'ai eu envie de plaindre Roland. Deux ans d'enfermement l'ont transformé, ce n'est plus un adolescent qui parle à tort et à travers, il a mûri et ça fait du bien.

J'ai trouvé que le style avait changé aussi, l'ambiance est définitivement plus sombre, plus mature. Il y a quelques scènes assez violentes et gore, limite le combat contre Vlad c'était de la rigolade! Les sorcières n'hésitent à pas à utiliser tous les moyens nécessaires pour garder la mainmise sur leurs prisonniers, de la torture mentale aux créatures mortes-vivantes en passant par de cruelles illusions, tout y passe!

Mais surtout, enfin, il y a le Livre des Peurs. On en apprend plus sur le sujet, la quête des pages perdues constitue l'un des points forts de l'intrigue, et j'ai beaucoup aimé que l'on s'y intéresse enfin de plus près. 
Autre point fort: la cité. Je n'ai jamais réussi à m'y repérer, c'est un vrai labyrinthe! J'ai bien tenté de me la représenter, mais en vain. On sent bien le danger qu'elle représente puisqu'elle est truffée de pièges, mais on se doute également qu'elle doit receler bien des secrets...

Bref, j'ai passé un très moment en compagnie de ce quatrième tome, et j'espère que la cinquième et dernier répondra à mes attentes et clôturera la série en beauté!

lecture très agréable

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dimanche 15 janvier 2017

La table du mort

J'ai repéré ce roman tout à fait par hasard alors que je cherchais ma lecture pour le challenge chez Azilis...

Pas facile d'être avocate quand on prend son métier à cœur, Pauline ne le sait que trop. Ainsi, quand une ex-amante lui fait une déclaration alors qu'elle vient juste d'hériter d'un client accusé de meurtre et que, de surcroît, la juge qui instruit l'affaire s'avère bien séduisante, elle a de quoi se sentir perturbée. Mais restons calme, le plus urgent va être de sortir le pauvre Simon de sa cellule et de prouver que ce jeune marginal n'est pas l'assassin de son oncle, propriétaire d'un célèbre restaurant de Clermont-Ferrand.

Une session avec le mot "table"... Je n'avais pas envie de me tourner vers le choix le plus évident qu'offrait ce mot, il me semblait un peu trop "facile" (si je puis dire) de me rabattre sur 13 à table! J'ai donc farfouillé encore et encore, jusqu'à tomber sur ce petit roman policier.

J'ai choisi une version numérique et je le regrette, car il était truffé de coquilles. Une ou deux, encore, je veux bien être sympa et faire genre je n'ai rien vu, mais là c'était un vrai festival à quasiment toutes les pages. C'en était rendu à un stade où je devais deviner les mots, et déjà que j'avais parfois du mal à suivre, si en plus je dois deviner ce qu'a écrit l'auteur, merci bien!

Cette lecture a donc été accompagnée d'un sévère mal de tête et j'avoue que j'avais hâte d'en venir à bout. Niveau expérience de lecture, j'ai rarement fait plus désagréable. Le pire, c'est que l'écriture n'est pas à remettre en cause, puisque globalement c'était une histoire sympa à lire.

Tant qu'à en être au stade des confessions, j'avoue qu'il y a autre chose qui a fait que j'étais un peu larguée: le vocabulaire juridique. Pauline, notre héroïne, est avocate, et ça se ressent bien. J'ignore si l'auteur est elle-même avocate ou si elle s'est renseignée sur le sujet, mais pour le coup elle m'a un peu perdue en chemin. Les gardes à vue, le système pénal, très peu pour moi!

Mis à part ce petit détail, ma lecture a été assez agréable. Je trouve juste dommage qu'Anne Alexandre se soit autant épanchée sur la vie amoureuse de Pauline. 
Déjà, il faut savoir que ce livre est un roman lesbien. Je m'en doutais en lisant le résumé, donc pas de "mauvaise" surprise de ce côté-là. Ca a été ma première incursion dans le genre, mais honnêtement ça ne m'a pas choquée. Sachant qu'en plus la sexualité féminine est abordée avec beaucoup de douceur et de discrétion (entendez par-là aucun détail dans les 2 ou 3 courtes scènes de sexe), aucun risque de choquer le lectorat qui pourrait ne pas s'attendre à ce genre de choses!

Ce que je veux dire, c'est que Pauline s'apitoie un peu (beaucoup) quand même. J'avais compris dès le début qu'elle était attirée par la jolie juge et qu'elle se posait pas mal de questions, mais le répéter aussi souvent n'a servi  rien, sauf à me faire regretter toutes ces répétitions. 
Il faut savoir que Pauline a perdu sa compagne dans un accident de la route. C'est la première fois qu'elle retombe amoureuse et, légitimement, elle se pose tout un tas de questions. Mais elle se demande aussi si l'attirance qu'elle ressent pour la juge est réciproque: est-elle lesbienne elle aussi? Y a-t-il une chance pour qu'elles finissent en couple, ou bien se cantonneront-elles à une histoire d'amitié?
Je comprends tout  fait ce cheminement que parcourt Pauline, mais nous répéter sans cesse à quel point la juge lui plaît toussa toussa m'a limite fait lever les yeux au ciel.

Les autres personnages sont aussi assez sympathiques. J'ai plaint la pauvre Caroline, trouvé Simon attachant même s'il se laisse facilement abattre. La famille du défunt oncle est, elle, pas assez fouillée à mon goût, mais difficile en 215 pages d'offrir une psychologie complexe à tous les personnages. C'est un peu dommage, peut-être aurait-il fallu rallonger un peu le livre et creuser un peu plus, car cette famille aurait pu avoir un vrai potentiel en matière de vacheries et de querelles. 

Reste dans cette histoire l'intrigue policière, qui était plutôt sympathique à suivre. Je me demande quand même si tous les avocats (et par-là même tous les juges) se montrent aussi opiniâtres pour sauver leur client que Pauline. Limite c'est elle qui mène l'enquête, qui explore les pistes et indique à Laurence (la fameuse juge) où et quoi chercher. 
La police est inexistante dans ce roman, j'ai vraiment eu l'impression que c'était Pauline qui prenait tout en main. J'ignore si ça se passe ainsi dans la vraie vie, et j'avoue que de ce côté-là l'auteur a su titiller ma curiosité.

Cependant cela ne suffit malheureusement pas à me donner envie de lire les deux autres tomes consacrés à Pauline. J'ignore si sa relation avec Laurence va évoluer ou non, mais je ne me suis pas suffisamment prise au jeu avec ce premier tome pour avoir envie de continuer...

lecture sympa

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Ce livre a été lu dans le cadre du challenge "Un mot, des titres" chez Azilis.
https://aziquilit.wordpress.com/

Tous les billets pour cette session "Table" sont disponibles ici!

samedi 14 janvier 2017

Lizzie Martin, tome 1 - Un intérêt particulier pour les morts

J'ai acheté ce livre quasiment à sa sortie, intriguée par cette jolie couverture. Le résumé donnait terriblement envie, et sachant que j'adore les policiers historiques qui se passent durant la période victorienne, je me demande ce qui a bien pu me retenir si longtemps. Finalement, je me dis qu'il aurait bien pu dormir encore un peu sur mes étagères...

Nous sommes en 1864 et Lizzie Martin accepte un poste de dame de compagnie à Londres auprès d’une riche veuve qui est aussi une propriétaire de taudis. Lizzie est intriguée d'apprendre que la précédente dame de compagnie a disparu, apparemment après s’être enfuie avec un inconnu. Mais quand le corps de la jeune fille est retrouvée dans les décombres de l'un des bidonvilles démolis récemment autour de la nouvelle gare de St Pancras, Lizzie commence à se demander ce qui s'est passé. Elle renoue avec un ami d'enfance, devenu l’inspecteur Benjamin Ross, et commence à enquêter avec son aide, au péril de sa vie, pour découvrir la vérité sur la mort de la jeune fille dont le sort semble étroitement lié au sien.

Il y a longtemps que je voulais lire ce livre, j'ai même failli acheter toute la série avant même de l'avoir entamée, mais je repoussais sans cesse cette lecture sans vraiment savoir pourquoi.
Puis j'ai vu passer l'avis de Maureen du Bazar de la Littérature et je me suis finalement décidée.

Je ne peux pas dire que je n'ai pas aimé, mais certains détails m'ont un peu chiffonnée.
Déjà, j'ai trouvé ce roman très long. Il faut attendre d'avoir dépassé les 100 pages pour que l'on mentionne la fameuse première dame de compagnie. L'enquête traîne en longueur aussi, ce qui est dommage, surtout quand on voit comme la fin est rapide.
Je voyais les pages restantes s'amenuiser, et toujours pas de résolution d'enquête à l'horizon: j'avoue que je commençais à m'inquiéter! Finalement, la solution se profilera dans les 30 dernières pages, me faisant ressentir une grande frustration.

J'ai pensé: tout ça pour ça? Avoir pris autant de temps, avoir tant traîné en longueur, pour une fin que pour ma part j'ai trouvée trop rapide et bâclée?
L'inspecteur a une espèce de trait de génie qui lui permet d'un coup de comprendre ce qu'il s'est passé. Vous savez, un peu comme dans Dr House (j'adore cette série!): on blablate pendant tout l'épisode, on s'intéresse à la vie des autres, on s'asticote tout en cherchant une solution sans la trouver, puis hop il suffit d'un mot pour que soudain tout s'éclaire. 
Bah ici, c'est un peu pareil: on s'intéresse surtout aux relations humaines, on dissèque les mœurs de l'époque, on discute, et l'enquête n'avance pas d'un pouce.

Par contre, je dois reconnaître que niveau ambiance, c'est franchement réussi. L'auteur retranscrit à merveille l'époque victorienne, c'est une vraie réussite! L'ambiance, les mœurs, le style vestimentaire, tout y est, on s'y croirait.
Sa condition de parente pauvre contraint Lizzie à accepter un poste inférieur à sa condition, mais son père l'ayant laissée sans le sou, elle est bien obligée d'accepter la première place venue. 

Mieux vaut un poste de gouvernante et un toit au-dessus de la tête que la déchéance, et cela Lizzie l'a bien compris. Sauf que notre héroïne a la langue bien pendue et qu'il lui est parfois difficile de rester en retrait, comme le voudrait son rang. Cela lui attire bien sûr des ennuis, notamment avec le Dr Tibbett, qui a une conception toute prête sur le rôle des femmes. D'ailleurs, cet homme a une opinion bien tranchée sur à peu près tous les sujets, il m'a profondément agacée et j'espère que Lizzie aura l'occasion de le remettre à sa place dans les prochains tomes.

Je crains malheureusement de ne pas pouvoir assister à cette scène (que j'imagine oh combien réjouissante), car je n'ai pas l'intention de lire la suite. J'ai eu confirmation que les autres tomes étaient écrits dans le même style, et honnêtement ça ne me fait pas envie. C'est dommage, car Lizzie et Ben Ross sont des personnages sympas, tout comme la petite bonne, mais cela ne suffit pas. Il semblerait que les autres tomes sont aussi longs que celui-ci, du coup ce sera sans moi!

lecture sympa, sans plus...

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