dimanche 15 octobre 2017

Ne pars pas sans moi

J'avais envie de découvrir de nouveaux auteurs, des nouvelles plumes, d'autres horizons, aussi quand j'ai vu les bonnes notes attribuées à ce roman j'ai eu envie de lui donner sa chance...

Alors qu'elle se promène dans les bois avec son fils Ben, 8 ans, Rachel le laisse partir devant elle jusqu'à l'aire de jeux. Quand elle arrive sur les lieux, Ben a disparu. Bientôt, médias et réseaux sociaux se déchaînent: Rachel est accusée d'être une mauvaise mère qui n'a pas veillé sur son fils... à moins qu'elle n'ait fait le coup? Attaquée de toutes parts, soupçonnée par la police, Rachel ne peut se fier à personne. Elle seule peut découvrir la vérité et retrouver Ben...

Les livres traitant de la disparition d'enfants sont légion, et chaque fois je me dis qu'il faudrait vraiment que j'arrête d'en lire, car chaque fois j'en ressors avec la boule au ventre, en me disant que pour rien au monde je n'aimerais vivre la situation dans laquelle se retrouvent les personnages.

Ce qui est encore pire ici, c'est que Rachel, ça pourrait parfaitement être moi. Il arrive fréquemment que ma fille parte un peu devant moi quand nous rentrons de l'école. Nous habitons à la campagne, et pour rentrer nous prenons un petit chemin qui longe la route principale et notre maison.
En lisant ce livre, je me suis dit que s'il devait arriver malheur à ma fille (et je peux vous dire que je prie très fortement pour que ce ne soit jamais le cas), on pourrait me faire les mêmes reproches qu'à Rachel: même si je lui tiens la main pour traverser la route et que je la garde à l’œil quand elle prend un peu d'avance, je me dis qu'on trouverait forcément un truc à me reprocher.

Nous suivons donc Rachel ainsi que Jim, l'inspecteur chargé de l'enquête. Celui-ci se démène pour retrouver le petit garçon, car il sait que dans un cas de disparition d'enfant, les premières heures sont cruciales.
Heureusement, il ne se laisse pas influencer, il reste droit dans ses bottes malgré ses quelques erreurs et il va tout faire pour retrouver le petit garçon. C'est un type bien, que cette affaire ne va pas laisser indemne.

Cependant, Ben reste introuvable et très vite Rachel est montrée du doigt: en effet, elle ne correspond pas vraiment à l'image que l'on se fait d'une mère éplorée. Les réseaux sociaux ne sont pas tendres, le lynchage y est monnaie courante, car il faut bien admettre qu'il est très facile de cracher sur quelqu'un lorsqu'on est derrière un écran et elle va en subir les frais.

Les questionnements de Rachel ont trouvé un écho en moi (et si je ne l'avais pas lâché, et si...?), j'ai ressenti sa culpabilité, son désarroi face à ce véritable déferlement de haine: on l'accuse d'être une mauvaise mère, voire même d'avoir tué son fils. 
Elle est seule, désarmée, incomprise, sa vie privée passée avec son ex-mari est fouillée et analysée dans les moindres détails, et elle va finir par craquer, mais hélas au pire moment entre tous: lors de son passage à la télévision, pendant l'allocution donnée avec son ex-mari.
Dès lors, tous se déchaînent contre elle, pour tout le monde (ou presque) Rachel est coupable et il n'y a pas à chercher plus loin.

Malgré la douleur, l'incompréhension, la terreur, le chagrin, Rachel ne va pas se laisser abattre et va au contraire tout faire pour retrouver son fils.
Tout cela donne un rythme haletant au récit, qui est entrecoupé d'articles de presse et de blogs. On peut ainsi voir tout le mal que peuvent faire la presse, mais aussi des personnes qui s'imaginent tout savoir mieux que les autres et qui peuvent déverser à loisir leur fiel.

J'ai tourné les pages avec frénésie tellement je voulais savoir comment tout cela allait se finir et, surtout, qui avait enlevé Ben et s'il était toujours vivant.
Je n'ai pas été déçue par cette fin, à aucun moment je ne me suis doutée de l'identité du coupable, et j'adore être surprise de la sorte.

J'ai vraiment passé un excellent moment de lecture en compagnie de ce livre, et je me tournerai très certainement vers le nouveau de l'auteure, La fille idéale.

lecture très agréable

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jeudi 12 octobre 2017

Les yeux de Sophie

J'aime beaucoup ce que fait Jojo Moyes, aussi quand j'ai vu qu'elle sortait un nouveau livre et que celui-ci était disponible sur NetGalley, je n'ai pas hésité et j'ai tenté ma chance...

Paris, 1916. Sophie Lefèvre doit prendre soin de sa famille alors que son mari part pour le front. Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où résident le nouveau Herr Kommandant et ses hommes. À l’instant où le nouveau commandant découvre le portrait qu’Édouard a fait de sa femme, cette image l’obsède. Une dangereuse obsession qui menace la réputation, la famille et la vie de Sophie, et va la conduire à prendre une terrible décision.
Un siècle plus tard, à Londres, Liv Halston reçoit ce portrait de son mari en cadeau de mariage. Sa vie est bouleversée de plus belle lorsqu’une rencontre fortuite lui permet de découvrir la véritable histoire de ce tableau.

Je tiens avant tout à remercier les Editions Milady et le réseau francophone NetGalley pour m'avoir permis de lire ce livre.
Une fois encore, j'ai beaucoup aimé cette nouvelle histoire imaginée par Jojo Moyes, et même si le fait de suivre deux jeunes femmes qui se retrouvent liées l'une à l'autre à deux époques différentes est finalement chose assez courante, ici ça fonctionne très bien, il n'y a rien  redire.

Un petit détail cependant me "choque": dans le résumé de quatrième, sur Livraddict comme sur NetGalley, on peut lire: "Quand la ville tombe entre les mains de l’armée allemande, au milieu de la Première Guerre mondiale, Sophie est contrainte de faire le service tous les soirs à l’hôtel où réside la Wehrmacht." 
Or la Wehrmacht (à moins que je ne dise des bêtises) c'est le nom de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre Mondiale, du 21 mai 1935 jusqu'à sa dissolution officielle en août 1946 par les forces d'occupation de l'Allemagne vaincue (c'est pas moi qui le dit, c'est Wikipédia).
Bref ça pourrait n'être qu'un détail, mais pour ma part ça m'a gênée, et pourtant je ne suis ni spécialiste ni prof d'histoire!

Mis à part ça, j'ai passé un très bon moment en compagnie de ce livre, qui mêle habilement histoire, amour et art.
Nous suivons donc Sophie, dont le mari Édouard est parti au front. Avant de partir, cet artiste a peint le portrait de sa femme, et ce tableau trône fièrement dans la salle principale de l'hôtel que tiennent Sophie et sa sœur Hélène. 
Leur village est occupé par l'armée allemande, la vie est difficile, la nourriture rationnée, les habitants vivent dans la crainte et le dénuement, et pourtant on sent entre eux une touchante complicité face à l'occupant.

Les choses sérieuses commencent quand le nouveau Herr Kommandant vient réquisitionner l'hôtel pour lui et ses hommes. Sophie aimerait refuser, mais elle n'a pas le choix: la voilà qui tous les soirs accueille l'ennemi chez elle et cuisine pour lui.
Le Kommandant aperçoit le portrait fait par Édouard et bientôt il ressent pour ce tableau une étrange fascination, qui mènera Sophie à sa perte...

En parallèle, nous suivons également Liv, qui vit de nos jours dans la maison de verre imaginée par son défunt mari David, architecte. Liv est la propriétaire du tableau d’Édouard, Les yeux de Sophie, que David lui a offert lors de leur voyage de noces.
Seulement voilà, la famille d’Édouard souhaite aujourd'hui récupérer le tableau. Sauf que Liv, qui s'y est attachée, refuse, puisqu'il représente pour elle un lien avec son passé et avec David...

Très honnêtement, la partie nous narrant la vie de Sophie est de loin la meilleure de ce livre. C'est tellement bien décrit que l'on s'y croirait, j'ai eu peur pour et avec Sophie, pour ses enfants, pour les habitants, j'ai eu pitié de Liliane, et le Herr Kommandant m'a troublée par son côté ambivalent: même s'il est un soldat ennemi, il n'en reste pas moins un homme marqué lui aussi par la guerre.

J'ai eu beaucoup plus de mal avec la partie contemporaine du livre, du fait que je ne me suis pas attachée à Liv. C'est une jeune femme malheureuse, enfermée dans son deuil et qui a du mal  passer à autre chose.
Liv se raccroche à son tableau comme une naufragée à une bouée, ce que je peux comprendre puisqu'il s'agit d'un cadeau de son défunt mari. Sauf que dès qu'elle apprend que la famille du peintre souhaite le récupérer, elle refuse et surtout elle s'obstine. 
Cela va cependant lui permettre d'apprendre l'histoire du tableau, de savoir comment il a pu disparaître de l'hôtel familial et se retrouver à l'étranger, là où David l'a acheté et offert à Liv.

Nous naviguons entre passé et présent, cheminant aux côtés de Sophie et de son mari, du Kommandant et de bien d'autres, et petit à petit les circonstances de la disparition du tableau nous sont dévoilées. C'est une histoire belle et douloureuse, où l'on voit l'amour dévorant d'une femme pour son mari. Jusqu'où Sophie sera-t-elle prête à aller pour sauver son mari? Comment pourrait-elle survivre quand l'espoir est la seule chose qui la fait avancer et qu'il menace de s'éteindre à tout moment?

Liv souffre également, elle a beaucoup de mal à se détacher de son passé, on sent qu'elle aime toujours David et qu'elle est elle aussi prête à tous les sacrifices afin de respecter sa mémoire.
Sauf que son attitude m'a fait tiquer. Cette façon de s'accrocher au tableau, genre "il est à moi et personne ne me le prendra" m'a fait lever les yeux au ciel, j'ai eu l'impression d'être face à une petite fille qui fait un caprice.

Pourtant, et c'est là tout le paradoxe, je peux la comprendre, moi aussi si demain mon mari venait à mourir je m'accrocherais désespérément à tout ce qui me le rappelle (et encore plus à son dernier cadeau) et je chérirais son souvenir, mais là je ne sais pas ça m'a mise mal à l'aise.
Est-ce dû au fait que tant de gens se sont effectivement fait spolier durant la guerre? Me suis-je trop laissée atteindre par le côté affectif de la chose? 

Ce bizarre sentiment d'ambivalence ne m'a cependant pas empêchée de savourer et d'apprécier ma lecture, même si comme je le disais j'ai largement préféré la partie consacrée à Sophie. 
Fans de Jojo Moyes, ce livre vous convaincra une fois encore que l'auteure est une magicienne des mots et des sentiments!

lecture très agréable

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lundi 9 octobre 2017

Dompteur d'anges

La Bête Noire frappe décidément très fort et continue de m'appâter avec ses romans bien noirs et ses titres alléchants...

On ne choisit pas sa famille. Encore moins celle de son ravisseur...
Condamné pour un meurtre qu'il n'a pas commis, Max Ender a été jeté en pâture à ses codétenus par ceux-là mêmes censés assurer l'ordre et la discipline au sein de la prison. Lorsqu'il est reconnu innocent et libéré, ce n'est plus le même homme. Il n'a désormais plus qu'une seule idée en tête: se venger de cette société qu'il hait par-dessus tout.
Pour frapper ses bourreaux au cœur, il va enlever leurs enfants et, méthodiquement, au fil des ans, faire de ces petits anges des bêtes féroces avant de les envoyer punir ses tortionnaires à sa place. Tout se déroulera selon ses plans jusqu'à ce qu'une de ses créatures lui échappe et disparaisse dans la nature...

J'ai commencé ce roman sans trop savoir où je mettais les pieds, inquiète que j'étais à l'idée de lire un roman sur l'embrigadement d'enfants. J'avoue que le fait d'avoir un enfant me rend plus sensible sur le sujet, j'imagine toujours ce que je ressentirais si ce genre de choses venait à m'arriver et cela me fait froid dans le dos.

Une fois encore, Claire Favan démarre son roman sur les chapeaux de roues, ça commence très fort sans redescendre jusqu'à la fin.
Max a été condamné pour un crime qu'il n'a pas commis. En prison, il subit les pires humiliations et sévices, sous l’œil complaisant des gardiens qui ne bougent même pas le petit doigt afin de le soustraire à cette violence. 
Quand il finit par sortir après avoir été innocenté, Max n'a plus qu'une idée: se venger de ceux qui devaient le protéger mais qui ont préféré le jeter en pâture à ses co-détenus pour ensuite mieux se voiler la face.

Max a changé, désormais il est habité par la rancœur et rêve de se venger. Quoi de mieux pour cela que de s'attaquer à l'innocence même: les enfants de ses bourreaux. 
Ces si petits bouts arrachés à leurs parents vont être reconditionnés, on les voit meurtris dans leur chair et dans leur esprit, et cette partie est vraiment dure et saisissante d'horreur.
Max va les enlever et les "former": entre coups, privations et bourrage de crâne, il va leur inculquer sa haine de la société et va en faire des machines à tuer, des enfants qui sous leurs airs innocents vont être sans pitié. 
Seulement voilà, une de leurs "missions" tourne mal et l'un des enfants réussit à s'enfuir...

J'ai beaucoup aimé cette partie, où l'on va suivre cet enfant dans sa nouvelle vie. Je me suis demandé ce qu'il allait devenir, s'il allait se remettre de ses blessures ou au contraire retourner à l'état "sauvage", comment Max allait bien pouvoir le retrouver, etc.
Je n'ai vraiment pas été déçue par cette lecture, à part pour un petit point (une quantité négligeable, vraiment) et aussi pour le fait que j'avais plus ou moins compris le rôle qu'un des personnages en particulier est amené à jouer.

Cela n'enlève cependant rien à la qualité de ce roman, que j'ai trouvé très dur mais aussi très bien écrit. C'est rythmé, haletant, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde.
Claire Favan maîtrise à la perfection l'art du suspense, elle nous fait douter de tout, mais surtout quelle finesse dans les portraits des personnages! Ils sont complexes et torturés à souhait, que ce soit Max, l'homme si bon devenu si dur et si froid, ou les enfants, qu'il a privés de leur enfance, de leurs parents et de leur innocence pour mieux en faire des machines dépourvues de toute humanité et de toute compassion.

La fin m'a surprise, je ne m'y attendais pas vraiment, mais je me dis qu'après tout, pourquoi pas. Ce n'est pas vraiment conventionnel, mais ça a le mérite d'être original et de laisser libre cours à l'imagination du lecteur.

Du coup, c'est bien sûr une nouvelle fois une réussite, et je sais déjà que je serai au rendez-vous pour le prochain roman de l'auteure!

lecture très agréable

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mercredi 4 octobre 2017

Mon bilan de lecture de septembre 2017


Bilan du mois de septembre:


Ce mois-ci, j'ai lu:  
* Prince des ténèbres, de Rachel Caine (444 pages).
* Inferno, de Dan Brown (565 pages).
* Une saison à Longbourn, de Jo Baker (456 pages).
* Younger, de Pamela Redmond Satran (254 pages)
* Les yeux de Sophie, de Jojo Moyes (658 pages).
* Ne m'appelez pas Blanche-Neige, de Gally Lauteur (342 pages).
* L'équivalent du tome 1 de L'intégrale du Paris des Merveilles, de Pierre Pevel (382 pages si je prends l'édition du tome 1 de chez Bragelonne).
Total: 3101 pages.


Eh bien, ce mois n'est finalement pas si catastrophique que je le pensais! 
Je remets doucement le pied à l'étrier, j'ai encore un point à faire sur mes challenges (j'ai juste 4 mois de retard, hein ^^' ahem...) et une tonne de chroniques en retard (là par contre j'avoue que j'ai arrêté de compter) mais je relativise.
La rentrée s'est bien passée, on reprend nos habitudes, Pucinette est ravie de sa nouvelle classe (en même temps cette année il y a toutes ses copines), elle commence la gym et la piscine, tout le monde est content!
Je n'ai plus qu'à trouver mon propre rythme, je posterai quand je le pourrai, et si je n'ai pas envie, eh bien tant pis! :)

Et vous, votre rentrée?



 Je suis en train de lire:
Trouvez-moi, de J.S. Monroe et Les Élus, tome 2 - La légende céleste d'Inès L.B.



Je compte lire ensuite:  
Ne pleure pas, de Mary Kubica, histoire de continuer mon challenge ABC polar/thriller (il ne me reste plus que 4 livres à lire!)



J'ai acheté:
* Pour tout l'or du Sud, d'Alexandra Ripley.



Et vous, quel est votre bilan pour ce mois de septembre?

samedi 23 septembre 2017

Bilan des lectures de l'été

Comme tous les étés depuis maintenant 3 ans, je me suis inscrite à mes deux challenges estivaux préférés: le challenge de l'été organisé par Saefiel, et Des pavés sur la plage de Titepomme.


Nous sommes le 23 septembre, c'est donc l'heure de faire le bilan de ces challenges! 

Comme d'habitude, j'avais prévu de lire une liste longue comme le bras en visant le trophée le tong en or. Comme l'année dernière je n'ai pas atteint cet objectif, puisque je termine ces challenges en ayant lu 18 livres. 
Je passe donc à un cheveu du trophée du surfeur livresque (20 livres), que j'aurais pu remporter si je n'avais pas abandonné 2 livres (théoriquement je devrais finir Les Âmes libres un de ces jours, il me faut juste un peu de motivation - ahem).




Sur les 5 mini-challenges proposés par Saefiel, j'en ai remporté 3 - je n'ai finalement pas eu l'envie ni le courage d'ouvrir ma lecture en VO ni de lire un livre de plus de 1000 pages. Mais j'ai sorti ma relique du placard!
Je remporte donc la médaille des challenges, donc je suis contente.

J'ai également réussi à avancer un peu dans mes challenges, par contre je n'ai lu aucun des "vrais" bons gros pavés que j'avais prévus, dommage par contre! 

J'ai donc lu 18 livres, dont 12 (moyens) pavés. Finalement, le bilan n'est pas si mauvais!

Comme d'habitude, vous pourrez retrouver tous les livres lus et leurs chroniques dans l'onglet Challenges 2017!

dimanche 17 septembre 2017

La rumeur

J'ai découvert Elin Hilderbrand l'année dernière, lors de la session du challenge de l'été. Je trouve que la lecture de ses livres se prête parfaitement à la saison, du coup c'est sans hésitation que je me suis lancée dans ce nouvel opus...

Madeline King et Grace Pancik sont meilleures amies et tout le monde sur Nantucket leur envie leur couple parfait, leurs beaux enfants, leurs soirées du samedi tous les quatre avec leurs maris dévoués. Mais cet été-là, quelque chose a changé et, s'il y a bien une chose que Nantucket aime encore plus que les cocktails sur la plage, c'est une bonne rumeur.
Et la rumeur court...
… que Madeline, romancière, n'arrive plus à écrire. Son éditeur s'impatiente, les factures s'accumulent et l'angoisse de la page blanche la conduit à prendre une très mauvaise décision.
… que Grace, occupée à transformer son jardin en véritable paradis, collabore d'un peu trop près avec son séduisant paysagiste.
… que le mari de Grace, l'agent immobilier Eddie Pancik à qui tout réussit, s'est lancé dans une activité plutôt singulière.
… que l'idylle entre le fils de Madeline, Brick, et la fille de Grace, Allegra, bat de l'aile, et que le désastre menace.
Alors que la rumeur enfle et que leur bonheur est menacé, Madeline et Grace tentent de démentir, mais la vérité est peut-être encore plus sombre qu'elles ne le pensaient.

Elle court, elle court la rumeur! Tout commence plutôt bien, Madeline et Grace sont meilleures amies et leur petit monde gravite tranquillement autour d'elles. Mais cette belle harmonie ne tarde pas à voler en éclats, entre Madeline la romancière qui doit faire face à une grosse panne d'inspiration, son fils Brick dont la petite amie Allegra est infidèle ou encore Grace qui tombe amoureuse de son jardinier. Tout ne tarde pas à se déliter et la rumeur à se propager...

Bon j'avoue qu'au début j'ai été un peu perdue niveau personnages, à tenter de comprendre qui était qui par rapport à qui. Heureusement, plus j'avançais et plus les choses devenaient claires et bientôt j'ai réussi à y voir beaucoup plus clair.

L'histoire est agréable à suivre, on se rend compte que dans les petites villes les rumeurs vont vite et que les gens se montent toute une histoire à partir d'un petit rien. Il suffit d'un détail mal interprété pour que les choses prennent une ampleur démesurée, d'une personne friande de potins pour que la situation s'envenime et que les détails soient répétés, amplifiés et déformés.

Madeline et Grace se retrouvent très vite au centre de plusieurs ragots, mais si certaines rumeurs sont parfaitement avérées, d'autres par contre sont sans fondements.

On se rend compte qu'une rumeur peut faire très mal, surtout quand elle est infondée, et que vérifier un minimum ses sources est essentiel sous peine d'infliger des dégâts.
Du coup, comment faire pour s'en sortir? Tenter de démentir à tout prix ou au contraire laisser couler jusqu'à ce que les gens se lassent?

J'ai beaucoup aimé les personnages, on sent que Grace est perdue, elle a l'impression de faire partie des meubles, et sa relation avec Benton lui apporte le sentiment d'être de nouveau désirable.

Son mari, Eddie, a toujours eu du flair et a réussi professionnellement. Alors pourquoi éprouve-t-il le besoin soudain de "diversifier" ses affaires? C'est un personnage sympathique, mais j'ai trouvé que par moments il manquait de recul et de maturité, à vouloir sauver les apparences au lieu de demander de l'aide.
Madeline, en panne d'inspiration, trouve soudain un sujet passionnant sur lequel écrire, au risque de tout perdre... Sauf qu'elle perd la tête face au délai imposé (et qu'elle se sait incapable de tenir) par son éditeur et continue à écrire envers et contre tout.
Allegra enfin est l'archétype de l'adolescente pourrie gâtée à qui on ne refuse rien, la petite garce qui se croit au-dessus de tout le monde. Seulement, plus haut on monte, plus dure est la chute, et elle l'apprendra à ses dépens.

La rumeur enfle peu à peu jusqu'à éclater, des scandales et des rancœurs vont être révélés au grand jour, et si certains vont réussir à se relever sans trop de dommages, ce ne sera hélas pas le cas de tout le monde.


Au final, La rumeur a été une très bonne lecture, meilleure même que Un si beau jour, et ce sera avec grand plaisir que je continuerai à découvrir les autres romans de l'auteure.

lecture très agréable

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Pumpkin Autum Challenge

L'automne est une saison que j'apprécie beaucoup (bon, sauf quand il pleut pendant plusieurs jours d'affilée), les feuilles qui prennent une magnifique teinte orangée, Halloween (logique, quand on est née le 31 octobre), les plaids tout doux et le chocolat chaud...


Du coup quand j'ai repéré le challenge organisé par Guimause, je n'ai pas pu résister: voici donc le Pumpkin Autumn Challenge!
Ce challenge commence le 1er septembre et se termine le 1er novembre.
Un groupe facebook a même été crée pour celles et ceux qui voudraient nous rejoindre.


Comment ça marche?
Il suffit de choisir parmi les 3 menus proposés et pour chaque menu il faut lire au moins 2 livres, correspondant chacun à un thème: 


- L'automne frissonnant:
🎃 Hurlons dans les bois: thriller, horreur, angoisse.
🎃 La crypte des morts-vivants: zombies, monstres, créatures et cas de possession.
 
- L'automne douceur de vivre: 
🎃 Creepy, Spooky, Halloween: un conte sombre et fantastique pour de tout petits frissons. 
🎃 "Fall" in love: romance et autres sucreries.

- L'automne enchanteur: 
🎃 Légendes d'ici et d'ailleurs: légende celte, asiatique, africaine... Découvre de nouvelles cultures! 
🎃 Féérique citrouille, Bibbidi-Bobbidi-Boo!: du conte féérique au nature writing.


3 menus, 6 livres, j'ai donc farfouillé dans ma PAL afin de trouver de quoi participer aux 3 menus! Et il est bien sûr possible de lire plus que 6 livres.


Pour le menu "L'automne frissonnant" j'ai choisi:
🎃 Criminal Loft, d'Armelle Carbonel 🎃 Hurlons dans les bois.
🎃 La Faucheuse, de Neal Shusterman 🎃 La crypte des morts-vivants. 

🎃 Le Paris des Merveilles, de Pierre Pevel 🎃 La crypte des morts-vivants. 


Pour le menu "L'automne douceur de vivre" j'ai choisi:
🎃 Wild Fell, de Michael Rowe 🎃 Creepy, Spooky, Halloween.
🎃 Nightfall, de Jake Halpern & Peter Kujawinski 🎃 Creepy, Spooky, Halloween.
🎃 La maison des morts, de Sarah Pinborough 🎃 "Fall" in love.
🎃 Lucy Valentine, tome 1 - Follement, de Heather Webber 🎃 "Fall" in love.

Pour le menu "L'automne enchanteur" j'ai choisi:
🎃 Guinevere, la dame blanche, de Jean-Louis Fetjaine 🎃 Légendes d'ici et d'ailleurs.
🎃 Les dames du lac, de Marion Zimmer Bradley 🎃 Légendes d'ici et d'ailleurs.  
🎃 La fille du roi des Elfes, de Lord Dunsany 🎃 Féérique citrouille, Bibbidi-Bobbidi-Boo! 
🎃 Ne m'appelez pas Blanche-Neige, de Gally Lauteur 🎃 Féérique citrouille, Bibbidi-Bobbidi-Boo!

 
J'ai vraiment hâte de pouvoir commencer! Alors oui, le challenge a déjà débuté depuis le 1er, mais le challenge de l'été court jusqu'au 21, je ne pense donc pas commencer celui-ci avant. 

🎃 Et vous, vous en êtes? 🎃