dimanche 15 janvier 2017

La table du mort

J'ai repéré ce roman tout à fait par hasard alors que je cherchais ma lecture pour le challenge chez Azilis...

Pas facile d'être avocate quand on prend son métier à cœur, Pauline ne le sait que trop. Ainsi, quand une ex-amante lui fait une déclaration alors qu'elle vient juste d'hériter d'un client accusé de meurtre et que, de surcroît, la juge qui instruit l'affaire s'avère bien séduisante, elle a de quoi se sentir perturbée. Mais restons calme, le plus urgent va être de sortir le pauvre Simon de sa cellule et de prouver que ce jeune marginal n'est pas l'assassin de son oncle, propriétaire d'un célèbre restaurant de Clermont-Ferrand.

Une session avec le mot "table"... Je n'avais pas envie de me tourner vers le choix le plus évident qu'offrait ce mot, il me semblait un peu trop "facile" (si je puis dire) de me rabattre sur 13 à table! J'ai donc farfouillé encore et encore, jusqu'à tomber sur ce petit roman policier.

J'ai choisi une version numérique et je le regrette, car il était truffé de coquilles. Une ou deux, encore, je veux bien être sympa et faire genre je n'ai rien vu, mais là c'était un vrai festival à quasiment toutes les pages. C'en était rendu à un stade où je devais deviner les mots, et déjà que j'avais parfois du mal à suivre, si en plus je dois deviner ce qu'a écrit l'auteur, merci bien!

Cette lecture a donc été accompagnée d'un sévère mal de tête et j'avoue que j'avais hâte d'en venir à bout. Niveau expérience de lecture, j'ai rarement fait plus désagréable. Le pire, c'est que l'écriture n'est pas à remettre en cause, puisque globalement c'était une histoire sympa à lire.

Tant qu'à en être au stade des confessions, j'avoue qu'il y a autre chose qui a fait que j'étais un peu larguée: le vocabulaire juridique. Pauline, notre héroïne, est avocate, et ça se ressent bien. J'ignore si l'auteur est elle-même avocate ou si elle s'est renseignée sur le sujet, mais pour le coup elle m'a un peu perdue en chemin. Les gardes à vue, le système pénal, très peu pour moi!

Mis à part ce petit détail, ma lecture a été assez agréable. Je trouve juste dommage qu'Anne Alexandre se soit autant épanchée sur la vie amoureuse de Pauline. 
Déjà, il faut savoir que ce livre est un roman lesbien. Je m'en doutais en lisant le résumé, donc pas de "mauvaise" surprise de ce côté-là. Ca a été ma première incursion dans le genre, mais honnêtement ça ne m'a pas choquée. Sachant qu'en plus la sexualité féminine est abordée avec beaucoup de douceur et de discrétion (entendez par-là aucun détail dans les 2 ou 3 courtes scènes de sexe), aucun risque de choquer le lectorat qui pourrait ne pas s'attendre à ce genre de choses!

Ce que je veux dire, c'est que Pauline s'apitoie un peu (beaucoup) quand même. J'avais compris dès le début qu'elle était attirée par la jolie juge et qu'elle se posait pas mal de questions, mais le répéter aussi souvent n'a servi  rien, sauf à me faire regretter toutes ces répétitions. 
Il faut savoir que Pauline a perdu sa compagne dans un accident de la route. C'est la première fois qu'elle retombe amoureuse et, légitimement, elle se pose tout un tas de questions. Mais elle se demande aussi si l'attirance qu'elle ressent pour la juge est réciproque: est-elle lesbienne elle aussi? Y a-t-il une chance pour qu'elles finissent en couple, ou bien se cantonneront-elles à une histoire d'amitié?
Je comprends tout  fait ce cheminement que parcourt Pauline, mais nous répéter sans cesse à quel point la juge lui plaît toussa toussa m'a limite fait lever les yeux au ciel.

Les autres personnages sont aussi assez sympathiques. J'ai plaint la pauvre Caroline, trouvé Simon attachant même s'il se laisse facilement abattre. La famille du défunt oncle est, elle, pas assez fouillée à mon goût, mais difficile en 215 pages d'offrir une psychologie complexe à tous les personnages. C'est un peu dommage, peut-être aurait-il fallu rallonger un peu le livre et creuser un peu plus, car cette famille aurait pu avoir un vrai potentiel en matière de vacheries et de querelles. 

Reste dans cette histoire l'intrigue policière, qui était plutôt sympathique à suivre. Je me demande quand même si tous les avocats (et par-là même tous les juges) se montrent aussi opiniâtres pour sauver leur client que Pauline. Limite c'est elle qui mène l'enquête, qui explore les pistes et indique à Laurence (la fameuse juge) où et quoi chercher. 
La police est inexistante dans ce roman, j'ai vraiment eu l'impression que c'était Pauline qui prenait tout en main. J'ignore si ça se passe ainsi dans la vraie vie, et j'avoue que de ce côté-là l'auteur a su titiller ma curiosité.

Cependant cela ne suffit malheureusement pas à me donner envie de lire les deux autres tomes consacrés à Pauline. J'ignore si sa relation avec Laurence va évoluer ou non, mais je ne me suis pas suffisamment prise au jeu avec ce premier tome pour avoir envie de continuer...

lecture sympa

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Ce livre a été lu dans le cadre du challenge "Un mot, des titres" chez Azilis.
https://aziquilit.wordpress.com/

Tous les billets pour cette session "Table" sont disponibles ici!

6 commentaires:

  1. Je ne connaissais pas mais vu ce que tu en dis, je pense que je vais passer mon tour :)

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    1. Je comprends, j'avoue que je le vends assez mal xD

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  2. Vu ce que tu dis sur ce livre, même si tout n'est pas négatif, je pense que je vais passer mon tour ^^.

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  3. Je ne connaissais pas mais je dois dire que je pense passer mon tour, vu les points négatifs que tu cites.

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    1. Là encore, je comprends parfaitement! ^^'

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